29.10.2008
Le blog, le retour
Après six bons mois d'interruption pour cause d'activités annexes diverses et variées me prenant tout mon temps, promis, je m'y remets!
10:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.03.2008
Un film simple
Dans la vie, il y a des gens compliqués et d'autres simples. Il y a aussi des gens simples qui peuvent paraître compliqués. Félicité est de ceux-ci: paysanne normande simple d'esprit, elle travaille beaucoup mais parle peu. Surtout, elle veut donner beaucoup d'amour. Trop, même.
Et lorsqu'elle apprend que Théodore, l'homme qui l'avait charmé et semblait l'aimer, ne veut plus d'elle, elle part. Sa fuite l'amène à Yvetot, au domicile de Mathilde Aubain, une veuve de haut rang, mais sans le sou. Elle a besoin d'une domestique: la paysanne est embauchée sur-le-champ (un carambar à celui qui remarque le jeu de mots!). Cuisine, ménage, linge: elle s'occupe de tout, y compris des deux enfants de Mathilde, Paul et Clémence, avec qui elle noue une relation très affectueuse.
Ceci exaspère la veuve, très stricte sur les rapports dans sa maison. Il est vrai que les sentiments de Félicité sont ambigus: elle donne tout l'amour que son homme n'a pas voulu reçevoir, sans retenue. Plusieurs fois, Mathilde viendra séparer sa fille et sa domestique, dans les bras l'un de l'autre. Félicité reporte alors sa tendresse sur son neveu, qu'elle a rencontré par hasard lors d'un séjour sur la côte.
Et puis, les années passent et les drames s'enchaînent. Tous ceux que Félicité aimaient meurent tour à tour: Clémence, fragile, ne survit chez les religieuses où elle est scolarisé. Le neveu, marin pêcheur, ne reviendra pas de Cuba. Même le perroquet Loulou, le dernier amour de Félicité, succombe avant elle.
Sympa, le synopsis, non? C'est du Gustave Flaubert tout craché. Le genre de lecture qui traumatise les collégiens et les dégoûtent de la littérature française. Mais haut les coeurs! Malgré le peu d'attractivité de ces oeuvres classiques, des réalisateurs refont vivre le patrimoine littéraire français en leur donnant des visages, des lieux, des couleurs, une atmosphère.
Ainsi, même si ce film n'aura strictement aucun succès et qu'il est déprimant à souhait, je me réjouis de l'avoir vu. A une époque où la culture coûte cher, s'investir dans ce type de production n'est même pas risqué, c'est un suicide.
Là, Marion Laine, la réalisatrice, réunit deux actrices géniales, Sandrine Bonnaire et Marina Foïs, pour un film beau, du point de vue des décors et des dialogues, mais ennuyeux à mourir. Peu de gens, malheureusement, auront envie d'aller voir ce film, et on les comprend. Mais le public français ne réalise pas la chance immense qui est la sienne: il est le seul à pouvoir avoir des films de ce genre, qui ne soient pas tout public et n'aillent pas dans la surenchère. Enfant gâté, va!
28.03.2008
Cloverfield, les ingrédients d'un succès incompris (par moi)
Dans un article publié il y a un mois, j'avais attaqué le film Cloverfield. Les commentaires avaient été chaud, c'est le moins que l'on puisse dire!
D'abord, je réitère ce que j'ai dit: je ne comprends pas qu'on puisse produire un film pareil. Par ailleurs, je ne suis pas un cinéphile convaincu et je ne connais particulièrement rien au genre film-catastrophe. Mon vrai problème, c'est que je ne comprends pas pourquoi ce film est apprécié!
Ce film a eu un succès monstre, c'est le cas de le dire. Un an avant sa sortie, il attirait déjà l'attention des internautes.
Je suis donc allé voir sur le site officiel du film pour essayer de comprendre en quoi ce film est un bon film. Premier soulagement: tout le monde n'a pas aimé, loin de là.
Deuxième enseignement: c'est le mode de tournage qui plaît. La caméra à l'épaule des personnages, façon amateur, ça fait vrai. Je confirme: on se sentait presque dans le film!
Aure ingrédient du succès: la bestiole, que vous voyez joliement croquée ci-dessous. A mi-chemin entre Godzilla, un alien et un poulpe géant, elle plaît beaucoup. La facilité déconcertante avec laquelle elle vous décapite la statue de la Liberté (encore un affront fait à la France, tiens!) n'y est pas pour rien: pas meilleure qu'elle pour retourner un pont ou faire valser un gratte-ciel. Logique que les adeptes apprécient.
Dernier point, le jeu des acteurs, considéré par beaucoup de fans comme très bon. Je suis à la limite de m'insurger, mais bon. Le fait de l'avoir vu en version française n'arrange pas les dialogues.
En revanche, pas beaucoup d'interventions sur la finalité du scénario: on sort sans savoir ce que sont devenus les héros et le monstre. Mais peu importe, visiblement, puisque tout le monde a eu sa dose d'adrénaline.
15:25 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Cloverfield, critique, making of, new york, manhattan, statue de la liberté
27.03.2008
Demandez le programme!

Mon cinéma me manque! Travail, soirées, coupures: je n'y suis pas allé depuis presque deux semaines...une éternité!
Je me fais donc une joie de préparer mes prochaines sorties et de vous en dire un mot. D'habitude, je ne me renseigne jamais sur les films que je vais voir: je préfère découvrir et approfondir ensuite par des recherches. Mais là, en état de famine cinématographique, je ne peux m'empêcher de regarder la bande-annonce (que j'ai déjà vu une dizaine de fois au cinéma) d'Il y a longtemps que je t'aime.
La bande-annonce me donnant déjà les larmes aux yeux, je ne m'étendrai pas sur le scénario. En tout cas, numéro un sur ma liste d'attente!
Marina, le retour
Le deuxième plat de mon gargantuesque repas-cinéma (un concept dans lequel mes amis du club des illimités se reconnaîtront peut-être) de demain soir: Un coeur simple, tiré d'un conte de Gustave Flaubert.
Le retour de Marina Foïs au grand écran me rejouit au plus haut point. Depuis l'époque des Robins des bois, elle a prouvé qu'elle n'était pas seulement un excellent clown, mais aussi une remarquable actrice. Depuis 1999, elle a aligné une filmographie impresionnante, tournant à presque trois films par an!
Parmi ses apparitions, quelques uns de mes films préférés: La tour montparnasse infernale , Astérix et Obélix mission Cléopâtre, Le Raid, Bienvenue au gîte (que j'ai adoré), J'me sens pas belle, Filles perdues cheveux gras, etc.
Mais depuis deux ans, on ne la voyait plus à l'écran, hormis Darling, sorti en 2007. La naissance de son premier enfant en 2004 l'a amené à se concentrer sur sa vie familiale. Je ne doute pas qu'une fois de plus, elle soit à la hauteur. En tout cas, elle fait preuve d'éclectisme: une adaptation d'une oeuvre historique après une floppée de comédies. Verdict demain!
26.03.2008
Soyez sympa, tournez!
Nous avons tous, un jour ou un autre, rêvé d'être une star du cinéma et de se voir, à l'instar de Charles Aznavour, "en haut de l'affiche". Mike et Jerry étaient certainement de ceux-là. Ces deux jeunes New Yorkais vivent de petits boulots dans leur banlieue du New Jersey: l'un est mécanicien, l'autre employé dans un magasin de cassettes vidéo à l'ancienne joliement intitulé "be kind rewind".
Suite à un accident un poil loufoque (électrocuté dans une centrale), Mike est magnétisé et efface toutes les images des cassettes. Catastrophe pour Jerry: son patron est parti en lui faisant confiance pour bien gérer la boutique. Il doit donc trouver une solution pour récupérer les images des films le plus vite possible.
Ainsi germe l'idée géniale: pourquoi ne pas refaire les films avec les moyens du bord? Après tout, ceux qui les louent sont ceux qui ne les connaissent pas. Ils n'y verront que du feu: vaille que vaille, voilà nos deux oiseaux partis pour refaire Hollywood.
L'essai est un coup de maître: leurs parodies amateures font un carton. A tel point qu'ils en font un concept: le film "suédé", c'est-à-dire retourné dans tous les sens. Dans le quartier, c'est l'effervescence: les films suédés s'arrachent comme des petits pains, et l'équipe de tournage est bientôt débordée. Mais quand l'industrie du film, en crise, entend parler de ce détournement illégal d'oeuvres cinématographiques, les choses se gâtent...

Cette comédie typiquement américaine pour son atmosphère (mixité sociale, ambiance de rue, dialogues simples) est très plaisante, mais son côté fleur bleue la pousse vite dans ses retranchements. Pour dire le fond de ma pensée: Be kind rewind est un film gentil, plein de bons sentiments (le petit video club contre l'énorme rouleau compresseur de l'industrie cinématographique), bref, un brin idéaliste et naïf.
BKR ne peut faire que du bien, donc. C'est une fable moderne sans prétention. La sinistre banlieue américaine, lieu de ségrégation raciale, disparaît comme par enchantement pour laisser place à un endroit il fait bon vivre sous le soleil, où les oiseaux chantent, et les où les gens cohabitent gaiement. Une vision positive qui fait du bien mais qui laisse, à la fin, un arrière-goût de too much!
14:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Critique, film, be kind rewind, soyez sympa rembobinez, Michel Gondry, Jack Black, Mos Def
Ch'tite polémique
Plus de 15 millions d'entrée, c'est historique. Pourquoi? Que Bienvenue chez les Ch'tis (on dira BCLC, ça ira plus vite) fasse un carton chez les Nordistes, c'est logique. Après tout, c'est à eux que ce film est dédié, c'est pour son "peuple", ses gens, que Dany Boon s'est démené.
Mais comment expliquer son triomphe nach'ional ? Etudiants à Lille, nous avons de vifs débats à ce sujet.
Pour un camarade, BCLC est un film réactionnaire. En titillant la corde régionaliste et très chauviniste d'une région de caractère, Dany Boon participe de plein gré au réveil du communautarisme. Mieux: il profite de la renaissance des sentiments identitaires. Le Nord, ses bonnes gens, ses beffrois, ses bières: BCLC, c'est une ôde au patrimoine, à la bonne vieille France. Une réplique en miniature de la France du Front national, finalement.
Un film qui joue sur les clichés sans les retourner ne fait que les renforcer: les gens de là-bas sont comme ça, ils sont différents de ceux qui ne sont pas de là-bas. Ce film gentil et innocent aurait-il un léger relent de racisme? Quand on voit les sondages parus dans le quotidien régional, La Voix du Nord, le doute se fait insistant. Un sondage m'a particulièrement interloqué: "si vous aviez le choix, quelle serait l'origine de votre collègue idéal? Un Breton, un Parisien, un Ch'ti, un Marseillais, un Corse ou un Auvergnat?"
Bien évidemment, le Ch'ti arrivait en tête, et le Corse en dernier. Ce type de sondage est-il acceptable? J'ai été assez marqué par cette question. Le fait même qu'on pense à commander un tel sondage me scandalise. Je me pose la question de sa légalité, dans une France où le recensement ethnique est interdit. Du point de vue éthique, l'attitude de la Voix du Nord est discutable : ils jouent eux aussi sur le ressort identitaire. Un jeu dangereux, selon moi.
12:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Ch'ti de l'année
Après le carton extraordinaire du film de Dany Boon, voici venu le moment de prendre du recul sur l'événement cinématographique du début de l'année.
Un bilan comptable, tout d'abord: au moment où j'écris, cinq semaines après sa sortie, BCLC a été vu par 17 millions de spectateurs en France. (toutes ces statistiques sont tirées d'un article du site Belga 7s7)
C'est le deuxième plus gros succès de l'histoire du cinéma français. Pour l'instant: le premier du classement, La Grande Vadrouille, de Gérard Oury, a des soucis à se faire. En tête du classement depuis sa sortie en 1966, la comédie de Bourvil et de de Funès a totalisé 17.270.304 spectateurs. Elle risque donc de se faire dépasser très vite par les ch'tis, comme on surnomme maintenant le film.
Même la superproduction d'Alain Chabat, Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre (2001), qui a motivé 14,5 millions de spectateurs, est dépassée par les événements.
Toutes catégories confondues, BCLC arrive pour le moment en 7e position au palmarès des plus gros succès au cinéma en France. Où s'arrêtera-t-il ? Le classement est dominé par Titanic et ses 20,7 millions d'entrées. A son rythme de croisière
actuel (c'est le cas de le dire), Dany Boon et les siens pourraient bientôt égaler Leonardo di Caprio et Kate Winslet. Historique!
25.03.2008
Taken, un film prenant
La France est un beau pays. Tout le monde le sait, surtout nous, les Français. Par contre, ce que l'on sait moins (certainement que le gouvernement nous le cache) et que le film Taken révèle, c'est que la France (ou Paris, c'est kif-kif) est aussi le pays où les femmes se font enlever en plein jour, réduire en esclaves sexuelles à coup de seringues, de lignes de coke et de viol collectif dans des chantiers de banlieue, sont vendues dans les sous-sols des beaux appartements de la capitale et embarquent sur des yachts amarrés en plein centre, sur les quais de Seine, par de riches émirs arabes tout frétillants à l'idée de leur prendre leur pucelage.


11:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Critique, taken, rapt, Liam Nesson, Luc Besson, Paris, mafia
18.03.2008
Femmes des années 40
Une semaine après l'avoir vu (pardon, mille fois pardon pour mon absence prolongée sur la toile...), petit aperçu des "Femmes de l'ombre", le film de Jean-Paul Salomé tiré d'une histoire vraie.
Nous sommes à Londres, au printemps 1944. L'armée anglaise est sous tension: le débarquement se prépare, rien ne doit faire échouer le plan. Les Allemands ne doivent rien connaître de l'emplacement choisi. Or, un géologue anglais parti à la reconnaissance des côtes est capturé par les Allemands. S'il parle, le plan d'invasion tombe à l'eau.
Pour le récupérer, l'état-major britannique fait appel à un service spécial, composé uniquement de femmes. Louise, fraîchement débarquée à Londres après l'assassinat de son mari, lui aussi résistant, propose des services. A l'aide de son frère, ils constituent rapidement une fine équipe de cinq. Parmi elles, une Italienne au caractère fort, une fille de joie, une sainte nitouche bretonne et une poule de luxe.
Bon gré, mal gré, les cinq femmes, plus ou moins enthousiastes à l'idée de retourner en France, sont parachutés dans le ciel normand. L'opération est un succès, mais elles sont prises au piège: on leur demande d'effectuer une mission tout aussi périlleuse à Paris.
Une par une, elles vont toutes mourir...
Ma première impression frappante est celle des femmes confrontées à la violence. Même si les gros plans sont évités, les scènes de torture, tout au long du film, sont très fortes. Genre de celles où l'on se crispe dans son fauteuil en s'étouffant: "mais dénonce-le! Crache le morceau! Crache!"
Ce film est un bon film. Le casting est réussi, même si le jeu de Sophie Marceau, qui est toujours le même, peut agacer (la solution: ne pas avoir vu de film de Sophie Marceau avant.) Une petite palme pour Marie Gillain, superbe dans son rôle de bourgeoise peureuse incapable de la moindre violence, et qui pourtant ira jusqu'au bout.
Dernier point important: la leçon d'histoire bien faite. Dans notre pays machiste, l'implication des femmes dans la résistance était méconnue. Plus encore, l'opération Phoenix m'était complètement étrangère: ayant pourtant visité les plages de Normandie, je ne savais pas qu'on avait amené des blocs de béton flottants pour former des quais artificiels et permettre aux bateaux d'accoster. Même en France, le pays qui se glorifie de n'avoir collaboré qu'à 98% de sa population, ce genre de choses sont mal enseignés. Comme quoi, les films servent à quelque chose.
11.03.2008
L'heure gâchée
Nostalgie, quand tu nous tiens. Véritable souffrance pour les gens hypersensibles comme moi, petit picotement au coeur pour les autres. On a tous en tête le souvenir d'une maison de vacances (pour les plus riches!), de son quartier de naissance, d'une boîte de sa jeunesse, d'un square de squattage, que sais-je...un excellent filon pour les cinéastes qui veulent jouer sur la corde sensible des spectateurs et les toucher.
Autre moyen de toucher ces derniers en travaillant un scénario qui ressemble à leur quotidien, la question de l'héritage. Comment oeuvrer diplomatiquement dans ces moments délicats, comment partager les biens, comment honorer la mémoire des proches disparus...
Mais il en est au cinéma comme en cuisine: ce n'est pas parce qu'on a des bons ingrédients au départ que la tambouille est réussie. Et Olivier Assayas nous a fait, pour le coup, une bien fade popotte.

L'Heure d'été est en effet (selon mon humble avis bien entendu) un film français complètement plat. Il n'a pas grand intérêt, à part peut-être nous montrer comment des oeuvres d'art privées, gardées depuis des générations au sein des grandes familles, finissent dans les musées. Et encore, le processus est mal décrit (on nous parle de dation, sans évoquer les montants, comme si on avait eu peur de se tromper dans des chiffres qui auraient décrédibilisé l'histoire?).
Le scénario aurait pu engendrer un bon film d'ambiance comme on les aime chez nous: une grand-mère, propriétaire d'une charmante villa dans un très joli coin (en région parisienne d'ailleurs, j'aimerais bien savoir où se situe ce charmant petit village), décède. Elle avait prévenu l'aîné de ses trois enfants qu'ils pourraient se débarrasser de ses biens (soit: une immense baraque de charme en pleine campagne et tout un tas d'objets de grande valeur) à sa mort. Ce qu'ils font, malgré le désaccord de l'aîné que cela chagrine quand même: bah oui, il y a passé son enfance, quand même...
Mais il ne s'oppose pas et finit par voir le bureau 1900 Louis Majorelle (célèbre ébéniste français de l'école de Nancy, pour la minute culture) de sa chère génitrice au musée du quai d'Orsay. Le film se termine sur la beuverie organisée par la petite-fille dans la maison vide avant sa vente définitive (de la maison, pas de la petite-fille!). Elle contemple le domaine, pleure presque (et mal, d'ailleurs), puis s'en va festoyer gaiement en fumant des joins avec ses potes.
Voilà, vous savez tout de ce film. Ca a l'air bien, hein? Le jeu des acteurs n'est pas extraordinaire, loin de là. Juliette Binoche et Charles Berling, mais surtout Jérémie Rénier, jouent plutôt mal. On se croirat plutôt devant un téléfilm de France 3 retransmis sur grand écran. Leur jeu est un peu surfait, celui des compagnes est encore pire. La seule qui me soit parue authentique était la femme de maison, Héloïse, assez touchante.
La scène la plus comique concerne la présentation des biens de la famille aux experts du quai d'Orsay: les messieurs sont plus à vomir les uns que les autres, la scène est un vrai cliché de l'élite repoussante (genre binoclard aux cheveux gominés de l'ENA, vous voyez?). Le genre de types à qui on refuserait de confier son fauteuil Louis XVI.
Mais à part cela, ce film, c'est RAS. Il n'y a ni retournement de situation, ni dénouement, ni épilogue. L'émotion n'est dans sur l'écran, ni dans la salle: les personnages sont vaguements tristounets à l'idée d'avoir une mère morte et leur enfance vendue, mais sans plus. Ils pleurent une fois, s'engueulent une autre, et basta. Pas de quoi en faire un drame.
Avec son décor et son thème, ce film aurait pu être très beau. Il aurait pu se servir d'une des plus belles chansons françaises, Mon enfance, de Barbara. Le titre du film n'est même pas expliqué. Décevant!
00:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Film, l'heure d'été, charles berling, juliette binoche, jérémie rénier, louis majorelle, musée du quai d'Orsay






































